Chapitre 4 - JEQ.

Chapitre 4 - JEQ.
x-nurmich-x : Ptdrr non mais clair ! En plus maintenant quand j'écoute cette chanson, j'ai l'image de Bill dans la tête. >.<.

lovejesse49 : LoL ouais se sont réconciliés.. M'enfin normal que Bill reste distant i tout.

th-twins-story-th : Vous allez bientôt le savoir toussa. Mais patience.. =).
Et ma fic est déja écrite et tapotée. =).

dynamic-world : Ahhhhhhhhh mais tes commentaires ! <3.
Ptdrr ! J'te trouve pas du tout bizarre sur tom qui pleure. (a). Et tkt on est toutes les deux sadiques alors ! Pcq Tom qui souffre c'est cool. :fou:
Traumatisée par les biches ? =O. C'est quoi cette histoire ? :face: Pas obligée de répondre.. J'suis curieuse. =p
Et non non tes choux ne sont pas chiant. ^^
Sinon ouep j'aime bien mon Tom. ^^
Et merciiiii pour c'que tu m'dis. Franchement.

Bon merci aussi à tous les autres. =D.
Désolé du retard (encore ! u_u) mais j'suis partie en vacances et y'a eu des complications, etc.
Braif !

__________________________


Chapitre 4.



Aujourd'hui c'est notre dernier concert. Tout le monde est stressé et j'avoue que je ne peux rien avaler. Mais malheureusement, Bill ne l'entend pas de cette oreille. Il arrive donc avec un plateau rempli de gaufres, de bonbons et de fruits.

- Bon tu veux quoi ?
- Euh non. Merci je n'ai pas très faim...
- Tom ?
- ...
- C'est soit tu manges, soit on annule le concert !
- Non mais tu ne peux pas faire ça !


Son regard insistant me disait pourtant oui, il le pouvait. Je décide alors de manger quelques gaufres pour le plus grand bonheur de mon frère.

- Toujours pas ?
- Toujours pas !


Chaque jour maintenant je lui posais cette question. Et chaque jour, j'entendais la même réponse. Il n'était pas prêt, il n'avait pas encore envie de m'avouer ce qu'il avait ressenti.



[...]



C'était la fin du concert. On venait de terminer notre rappel. On devait maintenant aller saluer nos fans. Habituellement, nous y allions séparément mais là, avant notre prestation, nous avions décidé d'y aller tous ensemble, pour pouvoir ainsi prouver à quel point nous sommes soudés. Après avoir pris Georg et Gustav dans mes bras, j'hésitais à faire de même avec mon jumeau. Car au fond, bien qu'on s'était réconcilié, ces gestes là, se prendre dans les bras, se faire un câlin ou même se faire la bise nous étaient à présent étrangers.

Et on était là, tout deux, au milieu de la scène, on se regardait. On n'entendait même plus les cris des fans. Je le voyais, simplement lui, se rapprochant de moi, venant juste m'enlacer. Et on pleurait. On restait là, comme ça, ne voyant pas les secondes passaient, ni même les gens qui avaient commencé à applaudir. On ne parlait pas. Aucun de nous ne voulait briser ce moment. Pourtant au bout de quelques minutes nos deux amis vinrent se mettre entre nous, nous rappelant ainsi que l'on était pas seul.

Il est à présent 23 heures. Nous venons tous de rentrer et je décide d'aller me coucher. Il faut dire que notre prestation m'avait énormément fatigué. Il fallait que je me repose. Mais hélas toutes les images de ce concert me revenaient en mémoire, particulièrement celles de la fin. Je le savais, j'en étais même persuadé, il s'était passé quelque chose pendait ces quelques minutes...

J'entends à présent des cris provenant de la maison... Je regarde mon réveil, il est 2h30. Les cris se font de plus en plus fort. Je sors de ma chambre dans l'obscurité, me rapproche et m'aperçois qu'ils proviennent de la chambre de mon frère. Je l'entends...

- Non ! Arrêtez... Laissez moi... Non...

J'entre donc et me dirige vers lui. Je sais dès lors qu'il a fait un cauchemar. Il se réveille en sursaut, en sueur, je viens m'asseoir à ses côtés.

- Chut Bill... Calme toi... Je suis là maintenant...

Il a peur, je le sens, je le vois dans son regard. J'essaie de le réconforter du mieux que je peux...

- Tom, tu peux rester avec moi cette nuit ?
- Oui, bien sûr ne t'en fais pas. Je suis là maintenant.
- Merci.


Et on s'endormit cette nuit là l'un contre l'autre. Lui son cauchemar en tête... Et moi de mon côté, qui doutais, qui voulais savoir les pourquoi de ses cris...

« Tout ce que l'on veut cacher, enfouir au plus profond de nous, ressurgit souvent au moment où l'on commence à peine à oublier... »

# Posté le jeudi 14 août 2008 14:06

Chapitre 5 - JEQ.

Chapitre 5 - JEQ.
*se fait toute toute petite*

*arrive en grimaçant*

*évite les tomates et les bananes qu'on lui lance*

*s'incline à genou*

*se racle la gorge*

Un gros gros pardon pour le retard !
Y'a eu des travaux chez moi donc pas d'ordi, etc.
J'espère que vous m'en voulez pas. (a).

Estelle_chou : Trèèèèèèèèèèèèès intéressantes comme tu le dis. :fou:

th-twins-story-th : Pas encore.. Patience !

tomi-weint : Ben au moins c'est clair. =).

dynamic-world : Ahhhhhhh !!! L'histoire de la biche ! J'en pouvais plus quand je l'ai lue. Non mais il craint quand même. O_o.
Et sinon j'le prends pas mal pour la petite correction. J'corrigerai. =').
"enfin Tom est aussi bon qu'un caramel" Ptdrr !!! Je ne demande qu'à voir ! :l0l:
Et sinon j'irai sur ton blog. Faut t'façon. ^^

Merci aussi aux autres of course !

Suite dès que je veux !
Si j'ai tout pleins de commentaires. =p.

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Chapitre 5.



(à écouter si possible avec An deiner Seite - Tokio Hotel)



Des rayons de soleil caressent mon visage. Il est midi, la maison est toute calme. Même Gustav n'est pas encore réveillé. Cela fait à présent une heure que je reste là, assis sur une chaise, à ses côtés. Je commence à avoir faim mais je lui ai promis. Je ne le laisserai pas. J'avais à présent deux sentiments. Tout d'abord la joie car notre connection entre jumeau revient petit à petit. Ca faisait longtemps que je ne l'avais pas ressentie. Pourtant quelque chose au fond de moi fait que je ne vais pas vraiment bien. Je sais que mon frère a mal et j'ai mal avec lui. Les bâillements de Bill me tirent de mes pensées.

- Coucou !

Il tourna la tête et parut surpris à ma vue.

- Ah euh... Salut ! Mais qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ?
- Tu ne t'en souviens pas ?
- Me souvenir de quoi ?


Faisait-il exprès d'oublier ?

- Hier vers 2h30 j'ai entendu des cris. Je me suis donc levé et il se trouve que tu faisais un cauchemar. Tu m'as alors demandé de rester avec toi.

J'avais l'impression de le déranger. Dès qu'il avait entendu ce mot, cauchemar, son visage avait changé. Il était devenu blanc et je voyais la même expression qu'hier, la peur...

- Bill ! Est-ce que ça va ?
- Oui, oui... Tout va bien... Ne t'en fais pas...
- T'es sûr ?
- Oui ! Tu peux me laisser maintenant !


Il était redevenu comme avant, comme il y a environ quatre mois. Et là tous mes doutes ressortaient... Qu'avais-je fait ? Que lui avais-je fait de mal ? Pourquoi ne parle-t-il pas ?

- S'il te plait, laisse-moi, s'il te plait...

Sa voix se faisait de plus en plus faible et fragile, je distinguai des larmes aux creux de ses yeux. Je partis... Et là, une fois la porte fermée, je l'entendis pleurer. J'étais toujours derrière ce mur à réfléchir encore et encore... Je le vis alors sortir en courant, il se dirigeait vers la salle de bain. Je ne comprenais pas, je ne comprenais plus...

Je rejoins Gustav et Georg dans la salle à manger. Eux aussi avaient vu Bill s'y rendre. Les minutes passaient, bientôt une heure et l'eau coulait toujours, ses pleurs aussi... On s'interrogeait. Une discussion devait avoir lieu et je devais m'en charger.

En pleine réflexion, nous vîmes Bill arriver, les yeux rougis par les larmes. Il n'était pas maquillé, pas vraiment coiffé... Il avait juste enfilé un jogging et un tee-shirt que lui avait offert notre mère. Le voir ainsi était un signe. Un « appel au secours » en quelque sorte. En effet la dernière fois qu'il s'était habillé comme ça, c'était lors du divorce de nos parents. Bien sûr il avait grandi mais au fur et à mesure, il avait ajusté ce tricot, ces vêtements à sa taille. Un signe fort donc.

Personne ne parlait et surtout pas lui. Les heures passèrent sans même que l'un de nous quatre prennent la parole. Georg avait pourtant bien essayé de « détendre l'atmosphère »...

Bill se leva d'un coup, il allait dans sa chambre. Je le rejoignis, je n'avais pas d'autres choix.

- Bill, on est frère ?

Il ne répondit pas. Il ne me regardait même pas.

- On est jumeau n'est-ce pas ?

Toujours rien.

- Bill, lorsque je n'allais pas bien, tu es venu, tu as été là pour moi. Aujourd'hui c'est à mon tour. Tu peux tout me dire mais ça je pense que tu le sais déjà... Qu'est ce qui ne va pas ?
- ...
- Mais putin Bill parle ! Parle moi ! Raconte moi ! Explique moi pourquoi ! Pourquoi ces trois mois de silence entre nous ? Pourquoi cette réaction au mot cauchemar ? Pourquoi ces pleurs ? Pourquoi cette tenue ? Pourquoi cette distance ? Pourquoi, pourquoi...


J'avais réussi à le faire pleurer, à nous faire pleurer...

- Qu'est ce qui ne va pas Bill ?

Aucune réponse, une fois de plus... Je laissais donc cette question en suspend. Après tout il le savait, il pouvait compter sur moi. Je partis donc mais...

- Attends.

Je me retournai. Il me fit signe de venir à côté de lui. Tout en pleurant, il me prit dans ses bras et me dit :

- Je le sais tout ça, je le sais. Mais sache, Tom, qu'il y a des choses qui ne sont pas toujours faciles à dire... Même à toi...
- Mais est-ce que...
- Chut...


Il ne voulait pas en parler, pas maintenant, une fois de plus.

- Je comprends que tu aies besoin de temps. Le jour où tu voudras tout me dire, je serai là... Mais sache, toi aussi que tu ne peux pas tout garder pour toi, tu n'es pas un super héros. Parler te libérera d'un poids. Allez bonne nuit petit frère !
- Bonne nuit, bisous.


« Certaines personnes disent que d'autres sont plus fortes mais ce qu'elles ne savent pas c'est que chacun a, à un moment ou un autre, une quelconque faiblesse. »

# Posté le samedi 23 août 2008 17:33

Modifié le dimanche 24 août 2008 16:15

Chapitre 6 - JEQ.

Chapitre 6 - JEQ.
Bon là j'suis vraiment impardonnable. Vous pouvez tout me faire, vous en avez le droit.
*fin tout tout.. n'exagérez pas quand même !*

Y'a eu la rentrée. J'suis en première S ABIBAC. *c'est quoi ABIBAC ?*
Oui j'sais, vous vous en foutez. ^^

Et en plus mardi -ou mercredi j'sais plus-, j'voulais poster mais sans faire exprès j'ai appuyé sur "articles en ligne" et du coup fallait tout que j'refasse et j'avais la flemme. u_u.

Désolé. =$

dynamic-world : Elle arrive, elle arrive la suite ! =p
C'est vrai, tu as raison. C'est pas bien de gaspiller. \o/
"il y a des choses tellement dures à dire, tellement dures à décrire, que parfois on ne peut pas mettre de mots sur nos sentiments" > Fiou t'as tellement raison. C'est exactement ça !
Et sinon tu as très bien compris. ^^
Et ADS c'est.. indéfinissable.

th-twins-story-th : Ah peut-être. ^^

schwarzekatze : Ptdrrr ! Non non il les a pas !
Quoique on sait jamais ! :face:

x-nurmich-x : Bientôt les réponses seront là !

x-th-fiktionn-x : J'te le fais pas dire. Ca fait vraiment chier la fin des vac'. Surtout quand j'vois mon emploi de temps. >.<. Merci pour c'que tu dis. Ne t'inquiètes pas, je n'ai pas l'intention d'arrêter. =').

sinken-in-die-nacht : Y'a aucun problème ! Suffit de laisser un commentaire à chaque fois. =).

Merci aussi à tous les autres. Vraiment. =D.

Bon pas le temps de relire pour voir si y'a des fautes. J'le fais plus tard. =').

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Chapitre 6.



Un peu moins de neuf mois s'étaient écoulés depuis. Cette histoire était restée dans un coin de ma tête. J'avais déjà essayé d'en reparler avec Bill mais en vain. Il détournait toujours la conversation sur autre chose. Depuis, on parlait beaucoup, de tout et de rien. En neuf mois j'avais tellement appris. Je savais maintenant que je l'aimais plus que tout, comme un frère, mais en un peu plus fort, comme un jumeau...

Seulement voilà, il y avait un sujet tabou entre nous : le sexe. Cela avait toujours été difficile d'en parler avec lui. Mais on y arrivait, souvent en plaisantant. Au fil des années on se racontait toutes nos aventures, on se conseillait mutuellement. Mais là, plus rien.

Tous les mots, tout ce qui était en rapport avec ça ne pouvait être abordé devant nous, plus particulièrement devant Bill.

Ainsi je me rappelle la fois où, sur un plateau de télévision, Bill s'était baissé et un homme lui avait dit qu'il avait de belles fesses. Il était alors rentré dans une colère noire, lui demandant de ne plus jamais redire ça. Je n'avais pas vraiment compris pourquoi cela l'avait gêné. Peut-être était-il troublé ? Dans une dizaine de jours c'est notre anniversaire, notre 18e anniversaire. Et cela m'inquiète.

En effet depuis quelques jours, Bill ne va pas bien. Il a mal et je le sens. Je le ressens comme lorsqu'il avait fait ce cauchemar. Je n'ai rien oublié.

De plus, en ce moment il est distant avec moi mais de plus en plus proche avec cette Anna. Toujours au téléphone, toujours là l'un pour l'autre, toujours là pour se redonner le sourire. Je ne comprenais pas leur relation. Il m'assurait qu'ils étaient juste amis, qu'il n'y avait rien entre eux mais j'en étais persuadé que c'était plus, beaucoup plus.

Quelque part je devais être jaloux d'eux. Leur entente, leurs séparations, leurs retrouvailles, leurs confidences, tout ce qu'il lui disait, à elle seule.

Les jours passent et rien ne change. Notre anniversaire approche, ses cris aussi... Chaque jour je l'entends un peu plus, chaque jour il se tait un peu plus, chaque jour il fait semblant, il me cache tout un peu plus...



[...]



La date est enfin arrivée. Bill n'a pas voulu faire une grande fête. Il voulait quelque chose de simple. Seulement nos parents et moi. Il n'a jamais été comme ça. On a toujours fait de grande chose. Mais pour lui faire plaisir, j'avais accepté. Bien que divorcés, nos parents aussi. On était tous réuni chez nous. Georg et Gustav avaient compris qu'on voulait se retrouver nous quatre. Comme avant ?

Le repas se déroula dans une bonne ambiance. Même si je voyais que Bill n'était pas vraiment détendu. Vint l'heure des cadeaux. Cela avait toujours été symbolique. C'était une habitude.

Ainsi nos parents nous avaient remis un cadre de nous deux avec la seule et même unique photo. C'était nous, à l'âge de neuf mois. Nous étions endormis, enlacés dans le même petit lit. Nos parents nous avaient racontés que ce soir là, ni l'un, ni l'autre ne voulait dormir. On pleurait. Ils avaient alors eu l'idée de nous mettre ensemble. Et là, quand ils étaient revenus, quelques minutes plus tard, on s'était endormi. Bill suçait mon pouce et moi le sien. C'est comme ça qu'ils ont compris qu'on ne pourrait jamais être séparé. C'est là qu'ils ont vraiment compris notre lien. Ils nous ont aussi avoués que son premier mot a été Tom et que mon premier mot a été Bill. Nous étions dépendants et, au fond, nous le sommes toujours.

À présent partis, on pouvait enfin s'offrir notre cadeau. Nous le faisions toujours discrètement, seulement nous deux. Les années précédentes, on trouvait toujours un moment pour s'éclipser. C'était notre moment, notre instant à nous seuls.

On s'était réuni dans le salon, nous deux, nos petites boîtes à la main. Nous nous les échangeâmes dans le silence. On se regardait et je savais qu'il fallait que je compte jusqu'à trois. Un. Deux. Trois. Je pouvais alors ouvrir. Encore une fois, nous avions eu la même idée. Une gourmette où il y avait marqué : « Toujours là pour toi » d'un côté et de l'autre : « Merci... Je t'aime... ». Les mêmes phrases. C'était souvent ressemblant mais là c'était identique. Un simple merci sortait de nos bouches. Nous étions si émus. On en pleurait presque. Et c'est ce moment là que Bill choisi.

- Tom, je crois que c'est maintenant. C'est aujourd'hui. Je n'en peux plus. Tu dois savoir... Mais avant, j'aimerais que tu me promettes quelque chose.
- Tout ce que tu voudras Bill, tout ce que tu voudras...
- Ne m'interromps pas. C'est tout ce que je te demande. Laisse moi parler. C'est assez dur comme ça. Une seule personne est au courant et je me dois de te le dire. Alors, s'il te plait, ne m'interromps pas.


Je fis juste un hochement de tête. Et c'est là qu'il commença...

« Parce qu'il n'est jamais trop tard pour arrêter de souffrir... »

# Posté le samedi 06 septembre 2008 14:29

Chapitre 7 - JEQ.

Chapitre 7 - JEQ.
Merci à celles qui continuent de me lire. (=
Encore désolée pour ces retards et ces problèmes de connexion. J'pense que je posterai désormais plus souvent (toutes les deux semaines environ mais j'm'avance pas trop).

À vous. ( :

__________________________

Chapitre 7.



* FLASH BACK *

Point de vue de Bill.




Aujourd'hui, c'est notre 17e anniversaire, à Tom et à moi. Comme chaque année, on a fait une super belle fête dans une villa louée pour l'occasion. Tous nos amis sont là. Bien sûr, comme d'habitude des inconnus se sont invités. Mais ce n'est pas important. Il est 3h du matin, on est tous un peu « pompette » mais ça aussi ce n'est pas très important. Cependant, cette année je n'ai pas trop bu. Juste trois verres. Ce qui fait que j'ai encore les idées claires et heureusement !

Tom vient de m'offrir un de ses dessins, moi aussi, un des miens. J'aime bien ses cadeaux. Ils sont toujours différents des autres. Et puis généralement ce sont les mêmes que moi.

J'aperçois au loin quelques jeunes gens. Ils me font signe de venir. Je pense voir Andreas, notre meilleur ami. Alors j'y vais. J'arrive devant une porte. J'hésite à la pousser. J'entre quand même. L'atmosphère est pesante, presque effrayante. De la fumée s'en émane. Aucune lumière. Joli contraste avec le reste de la maison.

Soudain une main se pose sur mon épaule. Je sursaute, me retourne et... personne. C'est assez angoissant tout ça. Je décide de faire demi-tour, tente d'ouvrir la porte, mais rien. Elle est fermée. Tant de question dans me tête...

Je sens quelqu'un qui effleure ma nuque avec ses doigts. Cette fois-ci, je le perçois. C'est un homme, grand et blond. Il me murmure simplement :

- Chut...

Je ne comprends pas vraiment. Je n'ai pas le temps de réaliser que je vois apparaître deux autres personnes. Ils se mettent tous autour de moi et parlent, parlent, parlent...

- Sensible.
- Doux.
- Sauvage.
- Mignon.
- Sexy.
- Rebelle.
- Beau.
- Riche.


À tour de rôle ils énumèrent des adjectifs. Je ne comprends toujours pas. Mais seulement voilà, le blond s'approche de moi, un peu trop à mon goût... Je recule, recule jusqu'au mur. Je suis coincé et j'ai peur, je tremble. Il s'avance un peu plus et me dit :

- Tes fesses, je les veux tout de suite. Elles sont tellement belles, si fermes... Tu as de belles fesses, tu as un beau cul. Je te veux ! Maintenant !

Ses deux amis souriaient. J'avais vraiment peur. Je suppliais Tom de me venir en aide. J'essayais de crier mais c'était déjà trop tard. Je me retrouvais attaché, les vêtements à moitié déchirés. Et ils me pénétraient. S'enfonçant un peu plus en moi, s'enfonçant un peu plus dans mon malheur. Me faisant saigner davantage et déchirant un peu plus mon c½ur.

Toutes mes pensées allaient vers Tom. J'avais tellement espéré qu'il vienne. Mais le mal était fait. Les trois s'en étaient données à c½ur joie. J'avais mal. Et physiquement, et moralement.

Une heure après je rouvris les yeux. Ils étaient encore là.

- Mon amour...
- Mon petit pédé adoré...


Le troisième se tut. Il observait, il riait. Je n'osais bouger. J'étais si choqué, si terrifié. Le blond reprit la parole :

- Tu ne peux pas savoir à quel point c'était... bon ! J'aimerais bien recommencer moi...
- NON ! LAISSEZ-MOI !
- Te laisser ? Mais pourquoi ? Si tu veux qu'on te laisse tu dois accepter notre marché...
- Un marché ? Mais... Lequel ?
- Chaque mois tu nous verseras une somme de dix mille euros et ce pendant un an. Ensuite on te laissera tranquille. Chaque premier du mois, à 1h tu nous les enverras. Un seul jour de retard, une seule minute et tout recommencera.
- Dix mille euros ?
- C'est le prix de la liberté mon chéri...
- Ne m'appelles plus jamais comme ça !
- Alors ?
- C'est d'accord.


Je pleurais Tom, je pleurais mon frère, mon jumeau. Pourquoi n'avait-il rien ressenti ? Les autres partirent, me crachant dessus, m'humiliant un peu plus.

Je cherchais Tom, j'en avais seulement besoin. Juste de ses bras pour me consolait. Pour m'épauler. Je l'entendais enfin. Je regardais de plus près et le vis s'amuser avec deux jeunes filles. Il me dégoûtait, m'écoeurait. Il se retourna et il trouva juste à me dire :

- Ben alors Billou, on se rince l'½il ? On apprend c'est ça ?

Je restais bouche bée. Si seulement il savait ce que je voulais. Les deux autres riaient. Lui aussi.

- Allez ! Pars ! De l'air ! Dégage ! À moins que tu veuilles te joindre à nous... ?

C'était trop, c'était la phrase de trop ! Je n'en pouvais plus.

- Euh non Tom, je pars, c'est fini, sache que je t'ai simplement aimé...

Je sortis alors et marcha un long moment dans la rue. Je m'arrêtais sur un banc, en face d'un lac. C'était beau, c'était si beau. J'avais mal, j'avais si mal. Je contemplais ce paysage et je pleurais silencieusement. Je goûtais ces gouttes salées, je me purifiais. J'y repensais...

Une fille passa et me vit. Elle vint s'asseoir à côté de moi, glissant sa main frêle dans la mienne.

- Je ne sais pas qui tu es, ni ce que tu as. Je sais seulement que tu pleures et que tu dois avoir une bonne raison. Je sais aussi que tu es triste. Et te voir ainsi m'inspire seulement cette phrase. Vis ! Continue de vivre. Ca en vaut la peine. Même si aujourd'hui tu penses le contraire, un jour tout changera... Alors vis ! Bats-toi contre tes propres envies et vis seulement.

Je souris. Et elle partit tel un ange venu me conseiller.

- Attends ! Tu t'appelles comment ?
- Anna.





* FIN DU FLASH BACK *

Fin du point de vue de Bill.




« Même si tout est noir autour de toi, même si tu as envie de flirter de près avec la mort, dis-toi seulement que rien n'est perdu, rien n'est joué. Rassembles tes forces et continue. »

# Posté le mardi 14 octobre 2008 14:27

Modifié le samedi 01 novembre 2008 17:26

JEQ - Chapitre 8.

JEQ - Chapitre 8.
Hum moi j'dis j'ai eu raison de pas m'avancer pour les "toutes les deux semaines". (a).

th-twins-story-th : La suite... Au prochain épisode. =).

Bon pour toutes les autres merci beaucoup. =).
Tous vos commentaires me touchent.
Bon j'dis rien pour quand y'aura un autre chapitre. ^^
(J'me suis pas relue parce que pas le temps. Donc y'a peut-être des fautes hein..)

__________________________

Chapitre 8.



J'avais les larmes aux yeux. Il venait de tout me dire et moi je ne savais que faire.

- Oh Bill. Je m'en veux tellement. Comment ai-je pu ?
- Chut Tom, chut. Je n'ai pas fini. Tu m'as promis. Alors laisse-moi terminer. Chut.


Je continuais de l'observer. Il était si serein. On aurait dit que rien ne lui était arrivé.

- Je t'en ai tellement voulu Tom. De ne pas être venu, de ne pas m'avoir sauvé. Pour moi c'était comme une trahison. Tu t'amusais pendant que moi je subissais. Peut-être que quelque part notre lien était déjà bien effiloché... C'est à partir de ce jour, de cette date que j'ai décidé de tout oublié. Oublier cette soirée, oublier leurs visages, oublier cette pièce, t'oublier. J'ai juste continué à verser l'argent jusqu'à aujourd'hui. Maintenant je sais que c'est de l'histoire ancienne. Je ne regrette pas de ne pas avoir porté plainte. Si je voulais, je pourrais même encore le faire. Mais non, cela servira juste à me détruire une nouvelle fois. Je commence à peine à tourner la page. Aujourd'hui je t'ai pardonné mais je t'en ai tellement voulu, tellement voulu... Tellement voulu.

Et c'est là qu'il commença à pleurer. Il se laissait allait, et moi aussi.

- Bill. Je culpabilise tant ! Pourquoi ? Je suis désolé. Excuse-moi. Pardonne-moi. Plus jamais je te laisserai.
- Allez c'est bon Tomi. Ne pleure pas. Ne pleure plus. C'est fini je te l'ai dit.
- Mais...
- Chut. Il m'a bien fallu plusieurs mois pour tout effacé, de moi, de mon corps. Maintenant je sais que ce n'est pas de ma faute. Si j'ai décidé de t'en parler c'est parce que je te l'avais promis et parce que j'ai de nouveau confiance en toi, en nous. Alors s'il te plait, n'en parlons plus.
- Comme tu veux.
- Et pas un mot aux parents ou aux autres ! Pas un mot à Georg et Gustav.
- C'est toi qui vois.


On se prit dans les bras plusieurs minutes. Nos deux amis arrivèrent.

- Ah ben c'est le grand amour ici !

On ne les écoutait même pas. Pourtant après plusieurs protestations de leur part, il fallut se séparer. Dommage ! Bill leur dit :

- Alors vanille ou chocolat ?
- ???
- Comme parfum de glace !


Je n'en revenais pas. Il y a quelques secondes, il m'avouait tout et là, il avait déjà retrouvé sa joie de vivre. C'était beau à voir. Et puis maintenant je le croyais : tout était fini, tout !

Cependant cette nuit-là, il vint dans ma chambre :

- Tom ?
- Hum...
- Je peux dormir avec toi ? Aujourd'hui ça fait un an et j'ai peur de refaire ce cauchemar. J'ai plus envie.


Je tapotai juste sur le lit. Il avança et se glissa sous la couette. Il se serra un peu à moi. J'étais en quelque sorte son doudou. Un doudou ingrat, certes. Car je sais que cette nuit là, celle de notre dix-septième anniversaire, j'avais ressenti une douleur. Je ne l'avais jamais eu auparavant. Et maintenant que je savais, elle réapparaissait.

« Tu as choisi de tout dire, tu as choisi la liberté. Vole petit oiseau, vole... »

# Posté le samedi 29 novembre 2008 16:07